Billets d'Humeur - Page 5

  • billet d'humeur d'Eric le Chaix

    Photo Eric Lechaix.png Je me demandais sous quel angle je pourrais aborder ce premier petit « billet d’humeur » après bientôt deux ans de présence en Loire Atlantique, deux options se sont présentées spontanément :

    - relever une situation choquante qui aurait entravé ma liberté d’aller et venir, blessé ma dignité, usé mes nerfs tant il faut attendre une décision ?

    - souligner le geste discret et délicat d’un inconnu qui m’a facilité un déplacement, permis d’atteindre un article trop haut dans un rayon de magasin ou un verre rendu  inaccessible par la présence de tous ces gens debout agglutinés autour du buffet ; aidé à ôter mon manteau… et touché le cœur ; remarquer un simple regard croisé amical et sympathique d’une personne, tout juste rencontrée et apparemment valide, en réaction à un propos public, soit pour sourire ensemble, soit pour marquer une réprobation : un partage de point de vue silencieux en somme ?

    Finalement je me dis que nous vivons au quotidien ces deux réalités : le sentiment d’être mis à l’écart, oublié, en résumé d’être de trop sur la planète et, à un autre moment, d’être considéré comme citoyen à part entière, le cœur réchauffé par de vrais gestes de fraternité. Alors, que nous manque-t-il pour que notre vie soit devenue meilleure ?

    Et bien cher lecteur, il me semble que chaque fois que l’occasion nous est donnée, réagissons : braquons les projecteurs, exprimons-nous en dénonçant ce qui doit l’être, résolument, en encourageant  celles et ceux qui ont compris que nous partageons à pleine vie, le désir d’être au monde, la condition d’humanité, quand bien même nous sommes fragiles, vulnérables et dépendants !

    Il en va de notre responsabilité personnelle et associative que de se dire tout cela, que cela se sache ! C’est à ce prix que nous pourrons être compris, que personne ne sera oublié en réponse à la question : « tout le monde est bien là ? ». Telle est mon aspiration au terme de ces lignes : terrasser l’exclusion et encourager la fraternité par nos paroles et nos actes ! Alors… à vos plumes pour nous communiquer vos révoltes et vos victoires afin alimenter notre rubrique « billet d’humeur » !

    Eric LE CHAIX,Conseiller APF de Département

  • Billet d'humeur de Françoise Breillard

    3069544605.JPGRetour sur l'assemblée départementale :

     

    Un débat pas facile à mener sur les libertés et droits fondamentaux.

     

    Des peurs se sont exprimées lors du débat au sujet des migrants, au sujet des Roms notamment. Pas facile de respecter l'autre quand il nous agresse, nous vole… quand il est violent. Et quelle violence de voir sa porte de maison enfoncée et d'avoir été volé ! Quelle violence aussi de sentir le regard de l'autre qui nous juge, qui se moque.

    Et pourtant, restons droits, risquons d’œuvrer pour les libertés et droits fondamentaux. Prenons notre place dans le monde en citoyen du monde. Risquons l'impossible !

     

    Françoise Breillard, Conseillère APF de Département

  • « A VOTRE BONNE SANTE »

    Photo Eline Vallée.pngIl est de plus en plus difficile de se faire soigner correctement, pour diverses raisons.

    Tout d’abord l’accès physique, surtout dans certaines spécialités. Ce ne sont pas les nouvelles modalités de la loi qui vont arranger les choses !!!

    Par exemple : trouver un dentiste qui accepte de soigner une personne en fauteuil roulant et qui ne fait pas de transfert, c’est pratiquement « mission impossible ».

    Il y a aussi l’aspect financier qui est de plus en plus fréquent.

    Autre exemple : une personne risquant de perdre la vue dans un délai très court, doit recevoir des soins très coûteux, a été obligée d’avoir recours à un spécialiste du secteur privé, car le secteur public ne pouvait lui mettre un rendez-vous que dans plusieurs mois. Cette personne est en ALD (remboursement à 100% de la sécurité sociale). Le spécialiste ne fait pas le tiers payant et cette personne a de faibles revenus, la somme à avancer est supérieure au montant de son reste à vivre…Cette situation rajoute du stress, ce qui est en contradiction avec sa pathologie.

    Voilà deux exemples, parmi tant d’autres, qui montrent bien qu’il est nécessaire d’apporter toute notre attention pour combattre tous ces obstacles qui nous empêchent de « vivre dignement ».

    Bravo à tous ceux et celles qui, malgré leurs handicaps, s’engagent, selon leurs capacités, à vouloir « faire bouger les lignes ».

    Éliane Vallée, Conseillère APF de Département

  • Temps d’automne ?

    3483857071.JPGLe baromètre est capricieux ces temps-ci, entre nuage et soleil, voire grand vent…

    Notre Association nous a présenté, lors de la dernière Assemblée Générale à Nantes, le prototype qui depuis est parfaitement efficient, du baromètre de la compensation en France vu par leurs BÉNÉFICIAIRES.

    En effet, son originalité est d’avoir été conçu pour être alimenté par ceux qui en bénéficient et non pas par des directions de communication, qui s’apparentent quelquefois plus à de la propagande qu’à une réelle réponse aux besoins de chaque citoyen.

    J’attire tout simplement votre attention sur le fait que cet outil peut devenir un formidable tambour, aussi médiatique que le baromètre de l’accessibilité qui constatait certes les progrès de chaque ville de préfecture mais surtout rendait visible le reste du chemin à parcourir pour une France Accessible.

    Chaque adhérent, sympathisant, est invité à dire son ressenti par rapport à ses RÉELS BESOINS INDIVIDUELS, et non pas ce que le règlement ou la solidarité départementale lui octroie « généreusement » aux dires de certains responsables politiques.

    Les conséquences de nos handicaps sont personnelles et variées, différentes d’une personne à l’autre, en fonction de son lieu de vie, des ses capacités, de son entourage familial ou amical et je suis toujours surpris de voir les propositions de compensation, trop souvent à minima, qui vous sont faites.

    Vous l’avez compris, vous avez l’occasion de dire sincèrement ce que vous pensez de la compensation prise en compte par la solidarité nationale : DITES LE.

    Nous sommes aujourd’hui à quelques dizaines de réponses pour la Loire Atlantique alors que nous sommes plusieurs dizaines de milliers à en bénéficier : il faut nous faire entendre à l’aube d’un éventuel durcissement des attributions car ce n’est pas normal, humain tout simplement.

    N’hésitez pas à passer quelques minutes pour remplir cette enquête participative, nous nous rendons service collectivement à le faire.

    Pour le faire maintenant : http://www.compensationhandicap.fr/

  • Retour sur le billet d'humeur de Christine Brandelet : Un parking PMR dans un bar

    Photo Christine Brandelet.jpg

     Ballade sur les quais à Pornic, beaucoup de  monde à cause de la grande marée mais peu de cafés ouverts.  L’un propose du vin chaud qui nous réchaufferait bien mais il a une très haute marche. Plus loin, un autre bar sans seuil, une porte d’1.50m en deux vantaux égaux. On décide d’y aller.

    Manifestement, mon fauteuil ne passe pas avec un seul vantail. Le serveur refuse d’ouvrir le second vantail. Pour lui : ça passe sans problème, il a fallu que je reste coincée pour qu’il consente à débloquer le vantail.

    On entre et on avance dans le bar. Il s’écrie : « non pas là, vous gênez le passage si quelqu’un voulait entrer (il n’y avait personne), mettez-vous là. »

    Ceci illustre les limites et contradictions de l’arrêté du 8 décembre 2014 :

     

    ·          Tout établissement recevant du public assis  reçoit les personnes handicapées dans les mêmes conditions d’accès et d’utilisation que celles offertes aux personnes valides’ mais il n’a l’obligation que d’avoir 2 places accessibles ‘localisées dans l’espace principal accessible.’ Non seulement, nous n’avons pas le choix de la place mais selon la bonne volonté des exploitants, l’emplacement sera plus ou moins bien placé.

    Un emplacement signalé comme ceux des voitures ?

     

    ·         Débloquer un vantail est bien plus rapide que déployer une rampe. Même si la rampe amovible est ‘assortie d’un dispositif permettant à la personne handicapée de signaler sa présence au personnel de l’établissement’ et ce personnel ‘formé à la manipulation et au déploiement de la rampe amovible’, on reste dépendant de leur disponibilité ou de leur humeur.

     

    ·         Pour les portes principales composées de plusieurs vantaux, ‘la largeur minimale du vantail couramment utilisé est de 0,80 m’. Ce n’est déjà pas beaucoup, c’était 0.90 m auparavant.

    Mais  n’y a-t-il pas un risque avec le principe énoncé dès le début de l’arrêté : Des solutions d’effet équivalent peuvent être mises en œuvre dès lors que celles-ci satisfont aux mêmes objectifs’  peut-on être assuré que personne ne pensera qu’ouvrir un vantail satisfait à l’objectif ?

    Christine Brandelet, conseillère départementale

  • Billet d'humeur de Damien Ribeyrol : le bon terme s’il vous plait

    DSC_7508.JPGUne chose m’interpelle ces temps-ci. Aux alentours du 11 février, nous avons eu des reportages à la télévision sur l’histoire de la  loi de 2005 « droit des personnes en situation de handicap », ce que je trouve très bien.

    Ce qui me pose question, c’est que les médias pensent que la loi de 2005, c'est la loi « des personnes handicapés ». J’aimerais enfin qu’ils comprennent que cette loi concerne tout le monde, aussi bien les personnes en situation de handicap que les personnes valides, cela concerne aussi le vivre ensemble.

    Le travail d'accessibilité, sur le terrain, sert aussi bien personnes en situation de handicap que les personnes valides.

    J’aimerais aussi que les médias utilisent le terme « personnes en situation de handicap » et non comme je l’entends beaucoup « handicapés ».   

    Les termes sont important, il faut que les médias (journaux, télés, gouvernement, etc.) s’imprègnent de ces nouveaux termes (pas si nouveaux pour nous, associations), afin qu’enfin le grand public soit aussi sensibilisé à ces nouveaux termes et enfin qu’ils rentrent petit à petit dans la langue française. 

    Damien Ribeyrol, Conseiller départemental

  • Billet d'humeur de Damien Gautier

     photo damien.jpeg

    Cet été, je suis parti pour la première fois avec APF évasion. Pendant deux semaines j’ai découvert la superbe région de l’Allier.

    Je suis parti de la gare de Nantes direction Paris Montparnasse. À la Gare un Taxi m’a emmené à la Délégation APF de Paris puis un car aménagé nous a conduit sur notre lieu de vacances (au CRP la Mothe de Louroux-Hodement).

    Sur place, nous avons fait connaissance des lieux (chambres, réfectoire….).

    Pendant nos 2 semaines, nous avons visité les villes aux alentours (Montluçon,Vallon-en-sully...),nous avons fait du bateau électrique, visité un parc d'attractions...

    Je suis très content de mon séjour et j'espère repartir l'année prochaine.

    Damien Gautier, conseiller départemental

  • Billet d'humeur d'Emmanuelle Betty

    J'ai vu qu'une table d'auscultation allait être bientôt installée dans divers cabinets de médecins

    Marque "EMOTIO"

    eMotio_mise-en-situation1-300x200.jpg

    Une table articulée, qui monte et descend, position fauteuil etc. Une vraie révolution qui permettra à bon nombre de personnes en situation de handicap de pouvoir enfin être auscultées chez leur médecin; de pouvoir s'installer comme il faut vu que la table s'abaisse bas et minimisant les manipulations grâce aux diverses articulations.

    Elle sera donc ergonomique.

    L'objectif est une accessibilité la plus entière possible et chez un praticien, c'est incontournable en principe!

    Espérons que les praticiens s'équiperont de ce matériel pour que les personnes en situation de handicap puissent profiter des consultations au maximum.

    Car c'est encore difficile de trouver le praticien bien équipé en matériel adéquat.

    Notons des avancées!

    Emmanuelle Bety, Conseillère départementale