En direct du Conseil APF de département - Page 2

  • Billet d'humeur de Yoann Durand

    Image1.pngJe vais aujourd'hui vous parler d'un article de presse de Libération, édité dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. C'est tout simplement glaçant et révoltant. On y apprend  que les femmes handicapées subissent beaucoup plus de violence que les femmes valides...

    Le constat général des violences entre personnes et particulièrement envers les femmes étant déjà bien au delà de mon seuil de tolérance, j'aurais osé penser que dans ce cadre, les personnes en situation de handicap auraient été moins concernées par ces violences...

    Sachant pourtant déjà que la volonté de l'être humain n'a pas toujours l'éclat de celle de la vie, je pensais probablement dans le déni que ce qui nous différencie des autres êtres vivants était cette capacité à avoir de l'empathie et de la compassion pour toutes les personnes et en particulier celles étant les plus vulnérables. Et oui à 41 ans, je me prends encore des claques dans mon égo d'humaniste... 

    Selon l’ONU, plus de la moitié des femmes handicapées d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie sont victimes de maltraitance, contre un tiers des femmes valides. L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne révélait en 2014 que 34% des femmes handicapées avaient subi des violences de la part d’un partenaire, contre 19% des femmes valides.

    Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) ... : "Difficilement surmontables pour les femmes valides, les obstacles propres aux parcours des victimes de violences peuvent être infranchissables pour les femmes handicapées." "L’agresseur peut être l’aidant, quelqu’un dont la personne est dépendante pour les soins ou la mobilité".

    Quand les femmes trouvent le courage d’appeler le numéro d’écoute, encore faut-il leur proposer des solutions adaptées. Il n’est déjà pas simple de mettre à l’abri une femme battue par son compagnon, ça devient un véritable casse-tête avec un handicap. «Il n’y a pas de centre d’hébergement accessible».

    Je tenais à vous faire part de ça parce que je pense que ce qui nous lie dans nos situations différentes d'handicap, c'est cette entraide solidaire que nous avons. Nous sommes un grand réseau de personnes et devant ces chiffres, nous connaissons probablement des personnes concernées sans le savoir. Soyons vigilants.  

    Je rappelle pour celles ou ceux que ça pourrait aider, le numéro spécifique de la ligne "Ecoute violences femmes handicapées (01 40 47 06 06) et plus largement le 39 19.

    Personne ne doit demeurer dans la violence et l'irrespect, même pas vous.

    Merci de votre attention et à bientôt.

    Yoann Durand Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de Philippe Raimbault

     

    phillippe.JPGJ'ai pris le transport en commun de St Philbert de Grand Lieu à Nantes. Avant de me lancer dans cette aventure, j’ai téléphoné au transport Lila pour savoir quel car était accessible le samedi matin, réponse de l’intéressé : « on ne sait pas, on vous donne le numéro de téléphone du transporteur »

    Il me répond aimablement «pas de problème, le samedi ils sont tous accessibles ».

    Je me rends donc le lendemain à l’arrêt du car. Le chauffeur très sympathique déplie la rampe et m’aide à monter et à m’installer à l’emplacement prévu pour les fauteuils. Je lui demande d’attacher le fauteuil il me répond je ne sais pas fixer les sangles il me dit on met les freins et ça ira comme ça !!! Je lui dis en cas d’accident ou de freinage vous êtes responsable !!!  je lui demande  on ne vous a pas donné de formation, non il appelle l’entreprise de transport et un des responsables nous retrouve à l’arrêt suivant  qui attache le fauteuil 10 minutes de perdu sur l’horaire !!!

    Tout ça pour dire quand on est une personne à mobilité réduite c’est le parcours du combattant pour prendre les transports. Il va y avoir beaucoup d’eau à couler sous les ponts avant que tout soit accessible ?

    Je pense que plus nous seront nombreux  à essayer de les prendre, un jour ou l’autre, les transporteurs  seront bien obligés de faire l’accessibilité universelle.

     

     

     

    Philippe Raimbault, Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur d'Eric le Chaix

    2035246322.pngChers lecteurs,

    Voici un message qui va certainement vous étonner.

    « ENFANT-ENFANTS SAIN ; OH FAN !-OFFENSÉ »

    Il y a quelques jours, je participais à une formation réunissant une douzaine de personnes bénévoles en charge d’activités à caractère pédagogique au sein des écoles primaires, de crèches, haltes garderies et des centres de loisirs.

    Il s’agit de personnes généreuses, ouvertes aux questions de lien social, plutôt joyeuses, généralement en retraite, mais pas bien âgées.

    Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre l’une d’elle dire, à deux reprises et avec un naturel déconcertant :

    « mon activité se déroule généralement très bien, avec des enfants sains, mais lorsqu’un enfant handicapé arrive c’est plus compliqué […] ».

    La première fois j’ai cru mal comprendre, la seconde, vous vous en doutez, je suis intervenu, avec l’approbation des autres participants et de l’animatrice de la formation.

    J’ai notamment souligné que le contraire de « sain » c’est « malsain ». Or ce terme fait peser lourdement un qualificatif pour le moins choquant sur les frêles épaules d’un enfant tributaire d’un siège corset dans son fauteuil roulant, en difficulté pour communiquer par des mots son enthousiasme et sa joie d’être participant à l’activité…

    Ma consœur, auteure du propos s’est excusée : «  je ne sais pas comment appeler les enfants qui ne sont pas handicapés par rapport à ceux qui le sont ? »

    « et si vous disiez les enfants « ordinaires » et un enfant « extra-ordinaire » car il vous communique avec vigueur ses émotions, ça pourrait être pas mal non ? », « super, j’aime bien ! » ont commenté d’autres stagiaires !

    Voilà mon billet s’achève, surprenant n’est-ce pas, en 2016, malgré toutes les campagnes destinées à sensibiliser la population générale au langage dit « inclusifs » (les enfants, quels qu’ils soient) je me demande quel aurait été le terme utilisé par cette personne, pourtant bienveillante, si l’enfant « différent » avait eu la peau colorée : y aurait-il eu un qualificatif« ENFAN-TEINTS » ?

    Amicalement,

    Eric LE CHAIX, votre Conseiller APF de Département

     

     

     

  • J'AI FAIT UN REVE...

    Berc3989148797.pngé par ces informations qui reviennent en boucle, j’ai du m’assoupir:

    ma factrice me portait un pli recommandé émanant d’un organisme départemental . « Ce doit être important » !

    Effectivement, après des années et des années de difficultés innombrables et permanentes, on reconnaissait enfin le caractère indispensable de mon « assistante de vie » qui se trouve être ma conjointe depuis plus de quarante ans, et on alignait sa rémunération sur celle d’assistant parlementaire, qui selon la missive, serait désormais la base de toutes les propositions et dans le même temps le contrôle d’effectivité au quart d’heure près était aboli.

    La pub me réveilla.

    Je n’avais pas de courrier !!!

    Comment peut-il y avoir deux poids, deux mesures ?

    Un rapide calcul me confirme que pour un service identique d’assistante de vie, l’écart de rémunération horaire est de 10 : la loi du marché sans doute ou celles des privilèges ?

    Il nous reste à faire notre devoir civique et s’en dispenser équivaut à se passer soi-même la corde au cou du condamné.

    Jean-Pierre BLAIN, Représentant départemental adjoint APF

               

  • Billet d'humeur de Jean-Pierre Chambon

    4073150751.2.JPGBillet d’humeur sur la discrimination

    Il arrive encore aujourd’hui que des gens soient discriminants par rapport à des personnes en situation de handicap.

    Dans un magasin de la ville de Nantes, une personne en situation de handicap en fauteuil roulant avec son chien d'assistance s’est vu refuser l’entrée d’un magasin pour des raisons d’hygiène!

    Pourtant, la loi stipule que tout chien d’assistance accompagnant leur maître en situation de handicap est autorisé à pénétrer dans tous transports en commun ainsi que dans tous les lieux ouverts au public . L’association d'éducation des chiens d'assistances est montée au créneau et a défendu cette personne auprès du directeur de magasin.

    Je trouve aberrant aujourd’hui que les directeurs d’établissements publics ne connaissent pas les lois.

    Cela ne devrait plus arriver en France! Renseignez-vous sur le handicap et les lois avant d’exploser !!! 

    Jean-Pierre Chambon, Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de jean Pierre Blain

    2382907315.2.pngRéponses de L’APF aux besoins des personnes en situation de handicap

     

    Nous sommes souvent, au sein du conseil départemental, confrontés aux interpellations des uns et des autres. Bien sûr, nous ne sous estimons pas des manques dans notre offre de services médico-sociaux mais avons bien conscience qu’il nous faut apporter des réponses complémentaires et indispensables. Ainsi ces derniers mois, nous avons accumulé quelques appels à projets de différents financeurs, non pas pour faire joli ou cannibaliser quoique ce soit, mais bien pour élargir et apporter des nouveaux services qui nous sont réclamés par les personnes vieillissantes, les aidants ou encore des familles de handicaps associés et maladies rares.

     Ces nouvelles organisations de l’offre de services ou leur évolutions sont bien l’enjeu de demain ou la raréfaction des financements nous forcent à être imaginatifs et donc plus efficients face aux difficultés quotidiennes des adhérents ou des usagers.

    Avec les autres partenaires et associations nous souhaitons simplement être utile à chacun.

    C’est  aussi dans ce sens que prochainement, le conseil d’administration de l’APF proposera à chaque adhérent de s’exprimer sur les probables nouveaux statuts qui seront entérinés lors de notre prochain congrès en 2018. Nous aurons l’occasion de vous en reparler en temps utile au cours de ce premier semestre 2017.

    Grâce à notre veille militante, nous essayons d’apporter des réponses concrètes aux questions qui nous sont évoquées (environ 200 par an) et notre surprise voire notre indignation s’exprime lorsque ces questions devraient être traitées par des organismes officiels, des associations ou des personnes dûment mandatées. Nous entendons souvent que les bénévoles ne doivent pas assurer le travail des salariés mais pourtant c’est ce qui se passe parfois, rarement trop souvent heureusement. Mais que feraient aussi les personnes accompagnées sans l’aide de leurs aidants bénévoles ? pas assez si nous les écoutons. Nous  devons donc faire mieux encore.

    Je vous souhaite les meilleures fêtes de fin d’année et nous nous retrouverons dés l’an prochain, peut être lors des vœux de la délégation le 17 janvier prochain (18h)

     Jean-Pierre Blain,Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de Damien Ribeyrol

    damien.pngNous voilà en décembre, 2017 arrive. En France, cela sera une année électoral. Depuis le mois de septembre l’APF à lancé #2017AGIRENSEMBLE.

    #2017AGIRENSEMBLE est une plateforme sur laquelle chaque citoyens peut mettre ses coNtributions suggestions dans différents domaines (éducation, loisir, culture,accessibilité etc..).

    Il est important que tous et toutes mettent leur avis et leurs témoignages afin que l’on montre que les personnes en situation de handicap sont des citoyens a part entiére ; et que les candidats ne doivent pas oublier le volet du handicap dans leur programmes.

    Je vous souhaites à tous de bonne fête de fin d’année !

    Damien RIBEYROL, Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de karl Wisniewski

    2558378475.JPGAvec Le Groupe Jeunes nous avons délocalisé une rencontre dans un bar nantais, l’idée était de sortir du cadre de l’APF. Nous avons été très bien accueillis, un espace avait été aménagé spécialement pour notre groupe. C’était la soirée des premières : première fois dans un bar et accueil de trois nouveaux membres.
     Ce fut un moment festif, nous avons bu des cocktails et continué à échanger sur nos projets tout en continuant de réfléchir et avancer sur les projets du Groupe Jeunes. Cette opération est une bonne chose que nous voulons renouveler une fois par trimestre, en changeant de bar. C’est aussi l’occasion  de côtoyer d’autres personnes dans des lieux fréquentés par d’autres jeunes et de faire connaitre l’APF par le biais du groupe jeune. Nous avons passé un très bon moment !

     

    Karl Wisniewski, Conseiller APF de Département