En direct du Conseil APF de département

  • Billet d'humeur de Yoann Durand

    2257976817.3.pngSalut à tous,

    C'est avec grand plaisir aujourd'hui, alors je commence à me remettre de toutes mes émotions, alors que je commence à être reposé de ces mois de préparation et de ces 3 semaines d'actions intensives que je me tourne vers vous pour vous parler un peu, une dernière fois de cette marche citoyenne des oubliés.

    Je me rends compte aujourd'hui, malgré le fait qu'avec Philippe Raimbault et Jean-Pierre Chambon nous avions essayé de penser à tout dans la création de ce projet, à quel point l'aide de Grégoire, l'aide des salariés de la délégation 44, de toutes les délégations traversées et du national, l'aide des bénévoles, l'aide des groupes relais, l'aide des structures qui nous ont reçu et toutes les autres formes d'aides, nous ont été précieuses et nécessaires à l'aboutissement de ce projet. Un grand respect également pour Nicolas Bouchet et pour Michel Mounic qui ont accepté de nous suivre dans cette aventure humaine et militante...

    Je me rends compte aujourd'hui, alors que je me sentais simple messager de la stratégie APF nationale et plus largement des droits de l'homme, à quel point ces valeurs portées sont d'une richesse, d'une conviction commune et partagée largement et d'une importance capitale pour toutes les personnes qui nous ont suivis et qui se sentent concernées.

    J'ai appris beaucoup durant tout ce voyage et j'en sors grandi.

    Les impacts ont été forts côté communication même si j'aurais aimé davantage et réussir à poser aux journaux télévisés un rendez-vous annuel d'information porté sur le handicap et sur toutes les autres formes d'exclusion. Tant pis, ce n'est déjà pas si mal et le combat continue.

    L'arrivée au parvis des droits de l'homme a été quelque chose de merveilleux et je n'oublierai jamais le moment où nous avons vu à la fois toutes les personnes de Nantes arrivées ici mais aussi toutes les personnes qui nous aidé à avancer sur le chemin durant cette marche de toutes les manières possible pour arriver à l'aboutissement de ce grand rassemblement des droits de l'homme.

    J'espère que ce projet porté au départ par Philippe sera l'exemple pour tous et notamment pour les jeunes que tout est possible et que tout est faisable. Nous avons besoin de sang neuf, peu importe l'âge, pour militer. Nous avons besoin d'avancer dans l'inclusion, dans le vivre ensemble...

    N'oubliez pas de voter en conscience pour ce dernier tour des élections.

    Merci encore à vous tous, sincèrement, et à bientôt pour partager de nouvelles aventures... Législatives 2017 ?

    Bises.

    Yoann Durand Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de Jean-Pierre Blain

    Une politique départementale ambitieuse ?

    3989148797.pngNous allons être invités le 20 mars prochain auprès des élus départementaux pour prendre connaissance de leurs ambitions pour ce nouveau mandat.

    Les associations de représentations des personnes handicapées ont été conviées et ont participées à de nombreuses réunions d’écoutes des besoins et nous venons de découvrir en avant première l’ensemble des propositions à venir.

    La mesure phare et elle me semble unique, est de construire, avec les autres institutions départementales et nationales, cette société inclusive que nous réclamons depuis de nombreuses années. Nous devrions en être satisfaits !

    Mais déjà il y a un « HIC »

    En effet, avant de démarrer quoique ce soit, on pressent bien

    que dans la présentation du schéma, la coordination des acteurs ne sera pas au rendez vous,

    que le dynamisme démographique de notre département (une ville supplémentaire chaque année : environ 15000 habitants) n’est pas pris en compte,

    que l’accès aux droits et à la compensation ne seront pas complets,

    que la qualité d’accueil à l’école pour bien apprendre ne sera encore pas mesurée,

    que l’accès au travail pour tout ceux qui le peuvent ne fait l’objet que de traitement médiatique plutôt qu’efficace,

    que l’accès aux soins dépendra de la bonne (ou de la mauvaise) volonté des acteurs concernés…

    j’arrête là la liste longue comme une autoroute sans fin ! Et je n’ai pas parlé des transports !

    Vous l’avez compris, nous avons encore à nous retrousser les manches pour faire avancer concrètement vos quotidiennes conditions de vie. Nous avons décider de le faire ensemble avec les autres associations du champ du handicap et de la maladie.

    il ne suffit pas d’une communication, certes agréable à l’oreille, ni des cosmétiques mesurettes.

    La « MARCHE DES OUBLIES » s’adresse en priorité aux candidats présidentiels, mais juste après aux candidats députés et rappelle d’une manière générale à nos responsables élus que nous nous mobilisons à chaque fois, aussi bien en manifestations collective qu’aux urnes.

    Soyons donc encore plus nombreux, ensemble et à  bientôt

    Jean-Pierre Blain,Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de Christine Brandelet

    1524220694.jpgBillet de mauvaise humeur !

     ‘Quand l’excès de lois tue la loi’ titre la revue Que Choisir pour un gros article de 4 pages qui veut dénoncer  ‘le pays des 400 000 normes’

    Bien entendu, il  tombe à bras raccourcis sur la loi Handicap. Plus du quart de l’article à ce sujet.

    Habitat :

    Un encadré y est consacré  ‘La loi handicap pénalise les acquéreurs de logements’.  ça donne le ton!

    Établissements recevant du public :

    D’après la journaliste, le principe d’égalité est poussé trop loin, le lobby des associations de défense des handicapés a l’oreille des pouvoirs publics et joue sur l’émotion pour faire pression et imposer l’accès de tous aux logements et à tous les établissements recevant du public, même le café d’un petit village. Elle s’inquiète pour les établissements qui se verront refuser une dérogation et pourraient disparaître.

    Soit elle est de mauvaise foi, soit elle n’y connait rien !

     Nous, ce sont les dérogations trop facilement accordées et les déclarations de conformité fantaisistes qui nous inquiètent et nous exaspèrent.

    L’accusation d’utiliser l’émotion comme moyen de pression n’est pas admissible. Expliquer nos difficultés et nos besoins à nos concitoyens n’est pas les manipuler. Simplement, montrer notre place dans la société. Ceux d’entre nous qui participent aux sensibilisations au handicap le savent bien. 

    Quant à l’oreille des pouvoirs publics, on voudrait bien l’avoir. Ça nous éviterait d’avoir à organiser marches et manifs pour nous faire entendre.

     

    Christine Brandelet, Conseillère APF de Département

     

  • Billet d'humeur de Damien Ribeyrol

    2367058987.pngDans le cadre des semaines d’éducation contre le racisme et toutes les formes de discrimination et des mercredis soirs de l'APF, la délégation organise, le mercredi 15 mars 2017, un ciné-débat autour du film « Migrants ».

    "Migrants", c'est un court-métrage réalisé par les jeunes de L’IEM APF de la Marrière et les jeunes du lycée Leonard de Vinci avec le réalisateur Bruno Ométak. Pendant plus de six mois, ils ont étudié des textes sur la migration, puis ils ont lu des extraits devant la caméra.

    A l’heure où l’on se pose plein de questions sur les vagues migratoires et l’accueil des réfugiés ainsi que le « bien vivre ensemble », il est bon de venir voir ce film.

    Et je suis d’autant plus fier que ce sont des jeunes qui l’ont fait! Cela montre qu’ils se sentent concernés par ces questions de société!

    Rendez-vous donc le Mercredi 15 mars à 20h à la Délégation, 31 boulevard Albert Einstein à Nantes!

    Damien Ribeyrol, Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de Yoann Durand

    Image1.pngJe vais aujourd'hui vous parler d'un article de presse de Libération, édité dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. C'est tout simplement glaçant et révoltant. On y apprend  que les femmes handicapées subissent beaucoup plus de violence que les femmes valides...

    Le constat général des violences entre personnes et particulièrement envers les femmes étant déjà bien au delà de mon seuil de tolérance, j'aurais osé penser que dans ce cadre, les personnes en situation de handicap auraient été moins concernées par ces violences...

    Sachant pourtant déjà que la volonté de l'être humain n'a pas toujours l'éclat de celle de la vie, je pensais probablement dans le déni que ce qui nous différencie des autres êtres vivants était cette capacité à avoir de l'empathie et de la compassion pour toutes les personnes et en particulier celles étant les plus vulnérables. Et oui à 41 ans, je me prends encore des claques dans mon égo d'humaniste... 

    Selon l’ONU, plus de la moitié des femmes handicapées d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie sont victimes de maltraitance, contre un tiers des femmes valides. L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne révélait en 2014 que 34% des femmes handicapées avaient subi des violences de la part d’un partenaire, contre 19% des femmes valides.

    Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) ... : "Difficilement surmontables pour les femmes valides, les obstacles propres aux parcours des victimes de violences peuvent être infranchissables pour les femmes handicapées." "L’agresseur peut être l’aidant, quelqu’un dont la personne est dépendante pour les soins ou la mobilité".

    Quand les femmes trouvent le courage d’appeler le numéro d’écoute, encore faut-il leur proposer des solutions adaptées. Il n’est déjà pas simple de mettre à l’abri une femme battue par son compagnon, ça devient un véritable casse-tête avec un handicap. «Il n’y a pas de centre d’hébergement accessible».

    Je tenais à vous faire part de ça parce que je pense que ce qui nous lie dans nos situations différentes d'handicap, c'est cette entraide solidaire que nous avons. Nous sommes un grand réseau de personnes et devant ces chiffres, nous connaissons probablement des personnes concernées sans le savoir. Soyons vigilants.  

    Je rappelle pour celles ou ceux que ça pourrait aider, le numéro spécifique de la ligne "Ecoute violences femmes handicapées (01 40 47 06 06) et plus largement le 39 19.

    Personne ne doit demeurer dans la violence et l'irrespect, même pas vous.

    Merci de votre attention et à bientôt.

    Yoann Durand Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur de Philippe Raimbault

     

    phillippe.JPGJ'ai pris le transport en commun de St Philbert de Grand Lieu à Nantes. Avant de me lancer dans cette aventure, j’ai téléphoné au transport Lila pour savoir quel car était accessible le samedi matin, réponse de l’intéressé : « on ne sait pas, on vous donne le numéro de téléphone du transporteur »

    Il me répond aimablement «pas de problème, le samedi ils sont tous accessibles ».

    Je me rends donc le lendemain à l’arrêt du car. Le chauffeur très sympathique déplie la rampe et m’aide à monter et à m’installer à l’emplacement prévu pour les fauteuils. Je lui demande d’attacher le fauteuil il me répond je ne sais pas fixer les sangles il me dit on met les freins et ça ira comme ça !!! Je lui dis en cas d’accident ou de freinage vous êtes responsable !!!  je lui demande  on ne vous a pas donné de formation, non il appelle l’entreprise de transport et un des responsables nous retrouve à l’arrêt suivant  qui attache le fauteuil 10 minutes de perdu sur l’horaire !!!

    Tout ça pour dire quand on est une personne à mobilité réduite c’est le parcours du combattant pour prendre les transports. Il va y avoir beaucoup d’eau à couler sous les ponts avant que tout soit accessible ?

    Je pense que plus nous seront nombreux  à essayer de les prendre, un jour ou l’autre, les transporteurs  seront bien obligés de faire l’accessibilité universelle.

     

     

     

    Philippe Raimbault, Conseiller APF de département

  • Billet d'humeur d'Eric le Chaix

    2035246322.pngChers lecteurs,

    Voici un message qui va certainement vous étonner.

    « ENFANT-ENFANTS SAIN ; OH FAN !-OFFENSÉ »

    Il y a quelques jours, je participais à une formation réunissant une douzaine de personnes bénévoles en charge d’activités à caractère pédagogique au sein des écoles primaires, de crèches, haltes garderies et des centres de loisirs.

    Il s’agit de personnes généreuses, ouvertes aux questions de lien social, plutôt joyeuses, généralement en retraite, mais pas bien âgées.

    Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre l’une d’elle dire, à deux reprises et avec un naturel déconcertant :

    « mon activité se déroule généralement très bien, avec des enfants sains, mais lorsqu’un enfant handicapé arrive c’est plus compliqué […] ».

    La première fois j’ai cru mal comprendre, la seconde, vous vous en doutez, je suis intervenu, avec l’approbation des autres participants et de l’animatrice de la formation.

    J’ai notamment souligné que le contraire de « sain » c’est « malsain ». Or ce terme fait peser lourdement un qualificatif pour le moins choquant sur les frêles épaules d’un enfant tributaire d’un siège corset dans son fauteuil roulant, en difficulté pour communiquer par des mots son enthousiasme et sa joie d’être participant à l’activité…

    Ma consœur, auteure du propos s’est excusée : «  je ne sais pas comment appeler les enfants qui ne sont pas handicapés par rapport à ceux qui le sont ? »

    « et si vous disiez les enfants « ordinaires » et un enfant « extra-ordinaire » car il vous communique avec vigueur ses émotions, ça pourrait être pas mal non ? », « super, j’aime bien ! » ont commenté d’autres stagiaires !

    Voilà mon billet s’achève, surprenant n’est-ce pas, en 2016, malgré toutes les campagnes destinées à sensibiliser la population générale au langage dit « inclusifs » (les enfants, quels qu’ils soient) je me demande quel aurait été le terme utilisé par cette personne, pourtant bienveillante, si l’enfant « différent » avait eu la peau colorée : y aurait-il eu un qualificatif« ENFAN-TEINTS » ?

    Amicalement,

    Eric LE CHAIX, votre Conseiller APF de Département

     

     

     

  • J'AI FAIT UN REVE...

    Berc3989148797.pngé par ces informations qui reviennent en boucle, j’ai du m’assoupir:

    ma factrice me portait un pli recommandé émanant d’un organisme départemental . « Ce doit être important » !

    Effectivement, après des années et des années de difficultés innombrables et permanentes, on reconnaissait enfin le caractère indispensable de mon « assistante de vie » qui se trouve être ma conjointe depuis plus de quarante ans, et on alignait sa rémunération sur celle d’assistant parlementaire, qui selon la missive, serait désormais la base de toutes les propositions et dans le même temps le contrôle d’effectivité au quart d’heure près était aboli.

    La pub me réveilla.

    Je n’avais pas de courrier !!!

    Comment peut-il y avoir deux poids, deux mesures ?

    Un rapide calcul me confirme que pour un service identique d’assistante de vie, l’écart de rémunération horaire est de 10 : la loi du marché sans doute ou celles des privilèges ?

    Il nous reste à faire notre devoir civique et s’en dispenser équivaut à se passer soi-même la corde au cou du condamné.

    Jean-Pierre BLAIN, Représentant départemental adjoint APF