Actions militantes - Page 2

  • Journée de mobilisation nationale - jeudi 16 septembre 2021 : Rassemblement devant la Préfecture à Nantes à 15h

    Imaginez que l’on calcule votre salaire en fonction de celui de la personne avec laquelle vous êtes en couple, qu’on le baisse ou le supprime si votre conjoint ou conjointe gagne trop… Ce serait inacceptable !

    C’est ce que vivent les personnes en situation de handicap.

    Les conséquences sont désastreuses :

    La personne en situation de handicap se retrouve placée dans une situation         de dépendance vis-à-vis de son conjoint ou de sa conjointe.

    Elle n’a pas droit à des ressources personnelles.

    Son existence en tant qu’individu autonome est niée.

    Elle est fragilisée car la situation de dépendance financière peut entraîner de  la maltraitance voire des violences.

    APF France handicap dénonce depuis des années cette injustice.

    Mais, malgré la forte mobilisation des personnes concernées, des associations, de personnalités de la société  civile et l’implication de nombreux parlementaires, le gouvernement ne nous a pas              entendus.

    Il est encore temps d’agir pour supprimer cette injustice !

    APF France handicap invite donc tous les citoyens, toutes les associations du secteur du handicap, de la défense des droits humains, à SE MOBILISER le 16 septembre.

    Pour le respect des droits et de la dignité des personnes et la reconnaissance de leur citoyenneté ;

    Pour faire entendre la colère des personnes en situation de handicap, de leur famille et de la société civile mobilisée face à cette injustice sociale ;

    Pour que l’individualisation de l’AAH soit définitivement votée dans le cadre d’un processus parlementaire démocratique

     

  • L'Unapei soutient la campagne "Faire respecter vos droits fondamentaux, c'est fondamental" lancée par Le Défenseur des droits

    L’Unapei soutient la campagne de sensibilisation « Faire respecter vos droits fondamentaux, c’est fondamental » lancée par Le Défenseur des droits à destination des jeunes de 16 à 24 ans. L’institution souhaite leur rappeler qu’il est présent à leurs côtés pour les aider à faire valoir leurs droits, partout en France.

    Des connaissances trop faibles autour des droits fondamentaux
    Trop souvent, les plus jeunes renoncent ou hésitent à faire valoir leurs droits et une trop faible partie d’entre eux s’adresse à l’institution. Cette absence de recours s’explique en partie par le manque de connaissance des enfants et des jeunes sur leurs droits.

    Des droits à faire valoir pour tout citoyen
    L’Unapei tient a rappeler que les personnes en situation de handicap sont des personnes à part entière qui disposent des mêmes droits que tout autre citoyen. Les jeunes en situation de handicap sont particulièrement concernés par la nécessité d’accéder à la connaissance de leurs droits.

    Des droits à exercer dans les situations du quotidien
    Cette campagne présente quelques étapes ou situations déterminantes dans lesquelles le Défenseur des droits peut intervenir.

     

    Source : https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/faire-respecter-vos-droits-fondamentaux-cest-fondamental

  • AEEH dans la branche autonomie : une inquiétante précipitation et obstination du gouvernement

    Le Sénat va bientôt examiner le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2021. Or, le gouvernement prévoit, dans ce projet de loi, le transfert de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) de la branche famille à la branche autonomie sans concertation avec les associations. Avec le Collectif Handicaps, nous estimons que l’obstination du gouvernement dans cette précipitation législative pose des problèmes de fond sur les principes mêmes de cette branche autonomie. 
    L’article 16 du PLFSS 2021 acte le transfert de l’AEEH dans la branche autonomie, afin, selon le dossier de presse, « de simplifier les démarches des familles en poursuivant le rapprochement entre cette allocation et la prestation de compensation du handicap ». 
     
    Le gouvernement a donc décidé d’appliquer une des propositions du rapport Vachey, sans aucune concertation avec les associations et les familles. Une habitude sur ce sujet, puisque le récent rapport de l’Igas, qui formulait des propositions sur la prestation de compensation enfant, n’avait fait l’objet d’aucune concertation avec les associations, alors même que les propositions suscitent des débats voire des oppositions. 
     
    Avec le Collectif Handicaps, nous partageons la nécessité d’engager une véritable concertation sur l’évolution de l’AEEH, et notamment sur le rapprochement de cette allocation et de la prestation de compensation du handicap. Mais, les concertations semblent mal engagées quand les conclusions sont actées au préalable par le gouvernement.
     
    Et la logique même de ce transfert inquiète et interroge. En effet, cette allocation est une prestation familiale correspondant à une situation de famille. Au même titre que les allocations pour les familles nombreuses ou pour les parents isolés, l’AEEH constitue un soutien aux familles : son maintien au sein des prestations familiales serait donc cohérent. En revanche, certains éléments des compléments qui composent l’AEEH relèvent effectivement de besoins de compensation (aides humaines, aides techniques, frais spécifiques, etc.) : ils pourraient être transférés dans la branche autonomie pour créer une véritable prestation de compensation enfants.
     
    La création d’une 5e branche autonomie ne peut se traduire par la création d’une politique familiale spécifique aux familles handicapées.
     
    C’est d’ailleurs pourquoi nous avons lancé une pétition, avec des associations de parents d’enfant handicapés et l'Unaf, une pétition pour demander la conservation par la branche famille d’une prestation familiale de soutien à l’éducation de l’enfant handicapé.
     
    A l’approche du Comité interministériel du handicap, nous demandons au gouvernement de retirer par voie d’amendement cette disposition du PLFSS 2021 et d’engager avant toute décision un processus de concertation pour une réforme plus profonde de l’AEEH.
     
    L’obstination et la précipitation du gouvernement restent incompréhensibles. Aucune urgence n’impose ce transfert, qui pose de mauvaises fondations de la 5e branche autonomie.