Accessibilité Universelle - Page 8

  • Annulation par le Conseil d’État de la décision de refus implicite de la CNAF de déduire les frais réels professionnels: Une victoire pour APF France handicap et les bénéficiaires de l’AAH

    Le Conseil d’État, saisi par APF France handicap, vient d’annuler la décision de refus implicite de la Caisse nationale d’allocation familiale portant sur la prise en compte des frais professionnels.
    APF France handicap salue cette décision dans laquelle elle s’est particulièrement mobilisée depuis plusieurs années et rappelle que les personnes en situation de handicap percevant l’allocation adultes handicapés ne doivent pas être pénalisées dans l’accès à l’emploi.

    À la suite de la réforme de l’AAH de 2011 soumettant les allocataires qui travaillaient à effectuer une déclaration trimestrielle de leurs ressources, la CNAF a supprimé la possibilité de déduire les frais professionnels réels (frais kilométriques, frais de voyages…) des ressources à prendre en compte pour la détermination de l’AAH.

    Dans de nombreux courriers adressés à la CNAF, APF France handicap dénonçait l’impact négatif du refus de prendre en compte les frais réels pour les travailleurs en situation de handicap.
    En effet, les allocataires se voyaient alors appliquer une déduction forfaitaire de 10 % en lieu et place de la déclaration des frais réels. Ainsi, les personnes en situation de handicap qui nécessitaient d’un véhicule, voire d’une tierce personne pour effectuer leurs trajets étaient fortement pénalisées !


    APF France handicap dénonce de telles mesures qui constituent un frein inadmissible pour l’emploi et la mobilité professionnelle des personnes en situation de handicap ! Elle rappelle, qu’en 2018, ce sont près de 514 000 personnes en situation de handicap qui étaient privées d’emploi.

    L’association restera donc vigilante quant au suivi de cette procédure. Il est plus que temps que la France mette en place un véritable droit qui garantisse le respect de la dignité intrinsèque et l’autonomie individuelle, telle qu’elle l’a ratifié le 18 février 2010 dans la Convention internationale des personnes handicapées.

     

  • Café-débat handicap et discrimination avec la Ligue des Droits de l'Homme // 26 avril 2019

    APF France handicap et la Ligue des Droits de l'Homme s'associent afin de vous proposer un café-débat autour du handicap et des discriminations.

    Venez échanger autour des sujets dont on parle beaucoup dans les médias comme l'emploi et l'accessibilité mais aussi autour de sujets plus tabous comme la famille ou la vie affective.

     

    Discrimination !

    En situation de handicap, vie privée, vie publique, où en sommes-nous ?

    Vendredi 26 avril à 19H au Rez-de-Chaussée de la Manufacture, boulevard Stalingrad à Nantes.

     

    Gratuit et ouvert à toutes et tous

    INVITATION  LDH et APF France handicap CAFE-DEBAT Discriminations 26 avril 2019 VF-page-001.jpg

  • Les travaux de la ligne 4 à Nantes en 2019

    Terminus Foch-Cathédrale

     

    Deux objectifs pour ces travaux :

    1. Le pôle d’échange sera "réaxé" pour préserver la composition urbaine historique de la place et la réorganisation de l’espace urbain pour assurer la giration de bus plus longs sur la place, prenant en compte les recommandations de l’architecte des Bâtiments de France sur ce site classé.

    Le réaménagement des quais permettra de retrouver une composition de place axée sur le porche de l’hôtel Montaudouin et la statue Louis XVI en son centre. Dans cette même optique, le trottoir situé au sud du cours Saint-André sera également réaligné avec celui de l’hôtel d’Aux.

    Les trois quais créés seront donc implantés correctement dans l’axe est/ouest de la place.

    2. L’apport en énergie électrique avec la mise en place des totems de recharge, ainsi que la création d’une sous-station électrique à proximité

     

    Quels travaux ?

    Il s’agit de démolir entièrement le pôle d’échanges bus actuel avec pour objectif de reconstruire entièrement de manière définitive, et plus facilement accessible aux personnes à mobilité réduite. Une toute petite partie du cours Saint-André (côté place) est réaménagée pour permettre aux bus d’entrer de manière optimale dans la station.

    Après ces actions, le pôle est reconstruit : les quais très sollicités par les accostages sont réalisés en dalle de granite, dans les mêmes tons que ceux des pavés granits existants sur le site pour préserver une cohérence de matériau. Un calepinage précis et subtil des quais et cheminements permet visuellement de donner l’impression que la rampe d’accès se soulève depuis le cheminement piéton vers le quai, sans rupture, comme si le quai n’était qu’une partie intégrante de la place surélevée.

    L’ilot-quai pour la mise en œuvre des vélos en libre-service est élargi. La sous-station est installée en Mars pour le Parking Cathédrale. Du mobilier neuf (identique à l’actuel en matière de design) sera posé en Mai. Les deux totems de rechange de 600KW seront érigés en Juillet.

    S’en suivent les finitions, notamment le raccordement des câbles entre la sous-station et les totems de rechange d’environ 150 mètres. Les essais seront effectués en Octobre.

     

    Terminus Porte de Vertou

    Ce terminus est entièrement repensé en matière de circulation et pour les différents types d’usagers : piétons, vélos, voitures et véhicules e-Busway. Un nouveau parking-relais en silo actuellement en construction complète la transformation de ce pôle.

     

    Deux objectifs pour ces travaux :

    1. Créer un véritable terminus avec 4 positions pour des bus de 24 mètres pour faciliter notamment le stationnement lors des temps de régulation (attente) de ces derniers.

    2. Optimiser les déplacements de tous les usagers et simplifier l’usage du pôle pour les voyageurs.

     

    Quels travaux ?

    La route dédiée à la circulation générale est décalée vers le sud dans le parking-relais actuel. Un nouvel arrêt minute est créé.

    La circulation générale est séparée du terminus pour préserver l’aménagement paysager existant. Une piste cyclable est intégrée à l’ensemble.

    Au centre du pôle, 4 positions de bus sont créées avec chacune leur totem de recharge. Une sous-station électrique semi-enterrée est installée prés du futur parking-relais en silo.

  • Un "stage de pauvreté obligatoire" proposé dans le grand débat

    Lundi 11 mars dernier Jean-Pierre Chambon, élu au Conseil APF de Département de Loire-Atlantique s'est rendu à une restitution des propositions émises à l'occasion du Grand Débat, au Conseil économique, social et environnemental (Cese).

     

    Les personnes en situation de fragilité, victimes d'un handicap ou précaires, ont proposé lundi "un stage de pauvreté obligatoire pour les élus et les hauts fonctionnaires et travailleurs sociaux", parmi une vingtaine de propositions à verser au grand débat.

    Une dizaine de délégations représentant les plus vulnérables dans la société ont élaboré ces propositions lors de débats en région.

     

    Parmi les propositions, un RSA dès 18 ans et la revalorisation des minimas sociaux, la fin du nomadisme d'hôtel en hôtel pour les familles pauvres, des accueils de jour pour les sans-abris 7 jours sur 7 toute l'année ou encore la gratuité des transports en commun pour les ménages les plus modestes.

     

    Des dizaines de consultations locales ont été menées dans toute la France par Emmaüs Solidarité, des antennes locales du service civique, APF France handicap, le Samu social de Paris, l'Armée du Salut à Marseille et Mulhouse notamment.

     

    François, de la résidence William Booth de l'Armée du Salut à Marseille, Nadine, de l'association APF France Handicap, Gamal du Samu social de Paris et plusieurs dizaines d'autres ont fait état de leurs constats et de leurs solutions devant le ministre chargé de la Ville et du Logement Julien Denormandie et la secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Santé Christelle Dubos.

     

    L'environnement n'a pas été oublié. "Tout le monde veut du bio, manger mieux est un enjeu de santé publique", a souligné Gamal. Bernadette, venue de Bretagne, a réclamé "la fin du glyphosate tout de suite", parce que "la santé de nos enfants c'est maintenant".

     

    Plusieurs délégués ont appelé les ministres à "faire appliquer les textes", qu'il s'agisse de la part des logements sociaux dans les villes ou de l'accessibilité pour les handicapés.

     

    Julien Denormandie a promis "non pas que tout sera repris mais que tout sera étudié avec précision".

     

    En préalable, les participants avaient noté qu'on les sollicitait toujours pour des témoignages, mais rarement pour leur expertise, une mise en garde pour la suite du grand débat.

     

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  • A Paris, une Cité universelle pour vivre avec le handicap - extrait du journal le Monde du 2 mars 2019

    A Paris, une Cité universelle pour vivre avec le handicap - extrait du journal le Monde du 2 mars 2019

    Le promoteur toulousain GA, un des lauréats inattendus de la deuxième édition de « Réinventer Paris », souhaite faire de son projet centré sur l’accessibilité une vitrine de la construction « hors site », modulaire et préfabriquée.

    Le projet de Cité universelle, à Paris,de la société toulousaine GA Smart Building.

    L’entreprise toulousaine, fondée en 1875, s’est fait un nom dans le bâtiment, en devenant la spécialiste française des constructions en structures de béton préfabriquées en usine. Avec son aventure parisienne, elle espère accélérer et incarner un virage stratégique alliant réflexion sociétale et qualité architecturale. « Nous voulons évoluer vers des bâtiments qui ont du sens, qui laissent une empreinte positive, décrit M. Matty. De plus en plus, les collectivités et les donneurs d’ordre veulent des propositions qui apportent un plus à la création de la ville, pas de simples projets immobiliers. “Réinventer Paris” est un précurseur de cette tendance. »

    150 millions d’euros

    GA l’a emporté à Paris avec un projet de « Cité universelle » guidée par le fil rouge de l’accessibilité et du handicap. Un ensemble de 30 000 m2, porté par quatre piliers. Au cœur du dispositif, un pôle sportif se donne pour ambition d’accompagner la professionnalisation du sport handicap. Son terrain multisport pourra accueillir 1 000 spectateurs, avec 20 % de places accessibles aux personnes en fauteuil, dix fois plus que ce qu’impose la réglementation.

  • Mardi de l'ORT // 12 mars 2019

    L'Observatoire Régional des Transports vous invite au prochain Mardi de l'ORT. Jean-Pierre Blain, représentant régional interviendra à cette occasion.

    PMR et transports collectifs : vers plus d'accessibilité entre autonomie et accompagnement personnalisé ?

    Quels sont les besoins pour des parcours voyageurs adaptés ?
    Quels sont les outils existants et à venir ?
    Quelles actions et services se mettent en place ?

    Mardi 12 mars 2019 à 13 h 45
    Maison des Compagnons du Devoir
    48 quai Malakoff - Nantes

     

    Pour accéder à la programmation et vous inscrire, cliquez ici.

  • Compensation du handicap : la PCH attend un second souffle

    Constat unanime : la prestation de compensation du handicap doit évoluer pour mieux couvrir les besoins réels des bénéficiaires. Le gouvernement a constitué des groupes de travail chargés de faire des propositions. Mais il est d’ores et déjà certain que la PCH ne sera pas ouverte aux personnes devenues handicapées après 59 ans.

    C’est l’une des plus belles avancées de la loi handicap du 11 février 2005. Mais la prestation de compensation du handicap (PCH) n’est pas la prestation accessible à tous, compensant toutes les conséquences du handicap et à hauteur des besoins réels, que le texte adopté il y a quatorze ans jour pour jour pouvait laisser espérer.

    La situation se dégrade

    La PCH ne couvre pas les besoins en aide-ménagère. Elle laisse de lourds restes à charge aux bénéficiaires, sur les aides techniques ou l’aménagement du logement notamment. Elle ne répond pas aux besoins spécifiques des enfants en situation de handicap. Les femmes et les hommes dont le handicap survient après 59 ans ans ne peuvent y prétendre. Et la liste est loin d’être exhaustive.

    Surtout, la situation se dégrade. L’évaluation des besoins et les décisions des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées sont de plus en plus restrictives. Sans doute, sous la pression des principaux financeurs de la PCH, les conseils départementaux.

    Une occasion manquée

    Le lancement, en octobre dernier, de la concertation grand âge et dépendance aurait pu offrir l’opportunité de revoir ce dispositif. Il n’en sera rien, les associations de personnes handicapées n’y étant pas associées. Leur comité d’entente s’en est d’ailleurs ému.

    « Et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a clairement dit que la porte d’entrée de ce chantier ne se ferait pas sur la convergence des dispositifs et des prestations concernant les personnes en situation de handicap et les personnes en perte d’autonomie liée à l’avancée en âge », pointe Malika Boubékeur, la conseillère compensation d’APF France handicap. L’article 13 de la loi de 2005 stipulait pourtant que, d’ici 2010 (!), le droit à la PCH devait être ouvert aux plus de 59 ans.

     

    Cet article est entièrement disponible sur le site du magazine Faire Face.
     

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