APF France handicap en Loire-Atlantique - Page 6

  • Jeudis de l'accessibilité

    Quelles sont les normes d'accessibilité pour les carillons d'appel ?

    Le carillon d’appel est un accessoire indispensable au cheminement des personnes en fauteuil roulant. En effet, la personne handicapée et à mobilité réduite doit être dans la capacité, lorsqu’elle se trouve à l’entrée de l’ERP, de prévenir l’accueil. Cette nécessité est devenue, avec la loi accessibilité, une obligation puisque celle-ci précise qu’il est obligatoire qu'une rampe amovible soit assortie d’un dispositif permettant à la personne en fauteuil roulant de signaler sa présence au personnel de l’établissement, tel qu’une sonnette, un bouton d’appel, ou un carillon…

    Merci au magasin Sud Express de Nantes.

  • Tribune "Handicap : un manque indigne de données"

    L’État français produit trop peu et trop rarement de données statistiques sur les personnes en situation de handicap. Un manquement indigne que nous dénonçons dans une tribune co-signée par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités et Pascale Ribes, présidente d’APF France handicap.

    La France est pleine de bonnes intentions vis-à-vis des personnes en situation de handicap, « des citoyens qui ont droit à une vie de dignité, une vie de liberté, une vie comme les autres au milieu des autres », comme le soulignait le président de la République le 11 février 2020. Que sait-on au fond de ces personnes dont le nombre approche six millions, si l’on ne prend en compte que les 15-64 ans ? Et que sait-on des inégalités qu’elles subissent tous les jours par rapport au reste de la population ? Comme souvent dans notre pays, le contraste est immense entre les discours généreux et les moyens que l’on se donne pour connaître réellement les faits.
     
    « Je constate un manque cruel de données et de statistiques sociodémographiques ventilées par handicap », s’inquiétait déjà, en octobre 2017, Catalina Devandas-Aguilar, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapées. « À titre d’exemple, le recensement national ne comporte aucune question sur le handicap et la dernière enquête Handicap-Santé [de l’Insee] remonte à 2008. On m’informe également que les données relatives aux personnes autistes en France sont limitées, voire inexistantes, ce qui permet difficilement d’alimenter la conception d’orientations et de solutions appropriées fondées sur les droits », précisait-t-elle. Et cela alors que la France doit répondre à des obligations en la matière au titre de l’article 31 de la Convention internationale des droits des personnes handicapées. Les déclarations de la rapporteuse faisaient suite à une décision du Défenseur des droits, un mois auparavant, critiquant vertement le déficit d’information et l’absence de pilotage d’ensemble, soulignant notamment « un manque de données sur le nombre d’enfants et d’adultes handicapés, leur situation, leurs besoins et le niveau de satisfaction de ces besoins. De fait, la mesure de l’effectivité des droits est difficile à réaliser ».
     
    Ce constat est partagé par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), un organisme de contrôle et d’expertise des politiques sociales, qui le souligne en 2020, dans un rapport transmis au président de la République, au gouvernement et au Parlement, consacré à l’emploi des personnes handicapées. Les auteurs en livrent même la raison : « la réduction des budgets de fonctionnement des administrations publiques s’est traduite par l’espacement ou la non-reconduction d’enquêtes statistiques qui constituaient une base essentielle de la connaissance en matière de handicap. Il en résulte une obsolescence marquée dans la connaissance de ce champ de l’action publique ». Traduisons : faire des enquêtes, cela coûte cher. La réduction des dépenses publiques a des conséquences concrètes sur la connaissance du handicap, de plus en plus datée. Interrogé, le Conseil national de l’information statistique (Cnis), qui décide des grandes orientations des enquêtes publiques, renvoie la balle au service communication de l’Insee. Face à notre interrogation, l’Insee nous répond simplement : « nous n’avons pas d’expert du handicap », et renvoie à son tour la balle au service statistique du ministère des Solidarités en charge du dossier, auprès duquel nous resterons sans réponse. Notre institut national, dont par ailleurs on vante partout la qualité, dispose de plus de 5 000 agents, mais n’a pas jugé nécessaire d’embaucher « d’expert du handicap ».
     
    En dépit des remontrances des Nations unies et de l’Igas, les services statistiques de l’État ne sont pas pressés. En octobre dernier, le ministère des Solidarités a publié un volumineux document qui comprend 30 pages sur la perte d’autonomie et le handicap. On dispose d’un très grand nombre de données sur les prestations destinées aux handicapés, mais les chiffres qui décrivent cette population remontent, ni plus ni moins, à 2008, date de la dernière enquête dans notre pays sur le sujet. La prochaine enquête détaillée n’est prévue qu’entre octobre 2021 et juin 2022, selon le ministère. Quatorze années se seront donc écoulées entre les deux enquêtes. Il faudra attendre 2023, voire 2024, pour obtenir les premières données de cette enquête dont on devra probablement utiliser les résultats jusqu’en 2035 pour l’enquête suivante...
  • Sensi Sécurité Routière

    Une quinzaine de personnes ont participé vendredi dernier à des ateliers de sensibilisation à la sécurité routière organisés en partenariat avec avec la Gendarmerie de Loire-Atlantique. 

    Victimes et Avenir. Sur la route, n'oublions pas ce qui compte vraiment

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  • Déconjugalisation de l’AAH : APF France handicap toujours mobilisée malgré le refus incompréhensible de la secrétaire d’Etat

    Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées, auditionnée aujourd’hui au Sénat sur la possibilité de déconjugaliser l’AAH, vient de réitérer son refus. Une position incompréhensible face à l’élan citoyen qui soutient cette demande d’avancée sociale fondamentale.

    Depuis plusieurs semaines, un véritable élan citoyen s’est créé, via une pétition, pour demander la non prise en compte des revenus du conjoint/de la conjointe dans le calcul du montant de l’AAH.
     
    Cet élan a été entendu par le Sénat qui a mis la proposition de loi à l’ordre du jour.
     
    Auditionnée à ce sujet aujourd’hui, la Secrétaire d’Etat n’a pas répondu favorablement à l’enjeu de permettre aux bénéficiaires de l’AAH en couple de vivre dignement en étant autonome de leur conjoint·e.
     
    Au-delà de notre désaccord avec cette position, nous estimons que les chiffres qu’elle a avancés méritent une clarification.
    Nous regrettons la tendance de la Ministre à opposer les bénéficiaires de minima sociaux entre eux (RSA versus AAH) alors que l’enjeu est bien de permettre à l’ensemble des bénéficiaires de la solidarité nationale de vivre dignement.
     
    Nous rappelons en outre que la majorité des bénéficiaires de l’AAH ne travaillent pas ou de manière résiduelle et que l’AAH est donc avant tout un revenu d’existence. Les réponses apportées par la Ministre confirment bien l’enjeu de sortir l’AAH de la logique de minimum social qui est subsidiaire et palliative.
     
    Nous attendons des Sénateurs qui doivent étudier la proposition de loi le 3 mars en commission des affaires sociales puis le 9 mars en séance publique qu’ils entendent la voix des personnes en situation de handicap, des associations et des citoyennes et citoyens qui demandent la déconjugalisation de l’AAH.